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 mystery of love (jojo)

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Riley Rose
can't afford to fail

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MessageSujet: mystery of love (jojo)   Mar 1 Mai - 18:24

ça fait trois jours.
trois jours qu'elle sait, trois jours qu'elle a dû pisser sur un vulgaire bâtonnet pour le voir se colorer en rose. rose, putain ? pourquoi rose ? pourquoi choisir une couleur aussi lumineuse pour un truc capable de gâcher la vie de vingt-huit pour cent des nanas qui s'adonnent au même exercice qu'elle. ça n'a aucun sens. ils ne pouvaient pas éviter d'agresser ses rétines avec cette teinte genrée, supposée lui rappeler qu'en tant que femme, elle est destinée à procréer et devrait sonner tocsin pour célébrer la glorieuse nouvelle de son utérus valide ? prendre, je sais pas, du gris ? du vert sapin ? un bleu nuit ? n'importe quoi, sauf ce putain de rose affiché sur six tests de grossesse.
ça fait trois jours.
trois jours de silence radio, trois jours d'absence chez elegance, incapable de parler de cul sans tout ramener au sien, trois jours à se terrer dans sa piaule du squatt, seulement séparée du monde par une tenture jamais fermée. sauf depuis soixante-douze heures. riley, elle s'est bourrée la gueule comme pour célébrer l'ironie de la vie, une mauvaise blague, l'avènement du karma là pour la baiser par tous les trous. elle n'a pas pensé à ce truc qui germait à l'intérieur, après tout, tout le monde boit tant qu'ils ne savent pas, il doit pouvoir supporter ça. elle a réfléchi, compté les jours, jusqu'à rembobiner le film et cette soirée endiablée, la pire beuverie depuis longtemps, aux souvenirs éclatés sur le macadam. tout est flou, sauf sa sale gueule de con. tout est dissolu, sauf la confusion du lendemain entre le crâne qui explose et le corps nu trop près du sien. rye l'illusionniste est parvenue à se convaincre. elle n'a rien fait, c'est sûr. c'est un mec, qui voudrait de cette saucisse inesthétique pour vomir entre ses cuisses ? ça n'avait aucun foutu sens et les relents de merde dans ses veines ne l'aidèrent pas à y voir clair.
sauf que maintenant, tout est clair. elle a réellement, tragiquement, complètement merdé alors que putain, pour la première fois de sa foutue existence, riley n'a pas merdé. ça fait quoi, six, peut-être sept mois qu'elle a jeté son dévolu sur joana ? ça fait six, sept mois de monogamie, le mot-cauchemar et tout autant de fidélité totale, absolue. sept mois qu'elle respire à travers sa bouche, baise ses lèvres et vénère ses mains, sa nuque, la beauté féroce de son corps et celle de sa putain d'âme. et c'est comme ça qu'on la remercie ? mais que le monde aille se faire foutre. vraiment.
tu dois lui dire. c'est la phrase qui tourne en boucle comme un vautour autour d'un cadavre, depuis trois jours et la seule qu'elle ne parvient pas à chasser d'une pichenette. ouais, riley sait qu'elle doit lui dire mais elle est également très consciente des risques auxquels elle s'expose. la perdre n'est pas une option. la blesser non plus, pas comme ça, pas pour une connerie dont elle n'a aucun souvenir. si jamais elle devait lui faire mal, un jour, il faudrait que le jeu en vaille la chandelle, y gagner un orgasmes, deux, trois, huit peut-être, il faudrait prendre son pied comme jamais, être anéantie par un désir fou, anesthésiée par un plaisir divin, surnaturel, plus incroyable que celui qui l'électrise dès que leurs corps s'écorchent. risquer de briser son amour jusqu'à l'os pour une bite égarée ... ? ça n'a aucun sens et c'est ce qui motive son silence. les messages de jo restent lettre morte et les heures passent jusqu'à trois jours et près de douze heures.
quitte à tout foutre en l'air, rye veut être le propre artisan de sa ruine, de sa douleur, elle veut un feu d'artifice à leur hauteur qui termine en grand brasier alors elle s'est pointée par surprise avec le jeu de clefs que joana lui a confié presque au tout début de leur relation. comme si ça n'était rien alors que ça voulait clairement dire, "voici mon coeur, tu peux refermer tes phalanges autour de lui aussi longtemps que tu voudras." tapie dans l'ombre de la salle de bains, riley s'effeuille en entendant la clef tourner dans la serrure. son jean tombe au sol, sa veste et son haut suivent le même chemin et ne restent que les vestiges de sa lingerie à même la peau. les petits pas de jo foulent le sol et rye se nourrit de ce bruit familier, au rythme entêtant des battements de son coeur. joana passe devant la salle de bains et elle en profite pour se glisser dans son dos, souplement, féline comme un fauve. rye se presse contre ses courbes, contre ce cul splendide et coule déjà des doigts affamés d'elle contre un sein. ses lèvres se promènent délicatement dans son cou, caressent sans embrasser pour glisser à son oreille : tu sais de quoi j'ai envie ? de toi, putain. j'ai tellement envie de toi si tu savais, je te veux comme si demain n'existait pas parce que c'est sûrement le cas, parce que je m'apprête à enfoncer mes ongles dans ton palpitant et à serrer, serrer, serrer, jusqu'à ce qu'il ne reste plus rien de nous. sauf ce qui fait mal, sauf ce qui ronge. et toi tu ne le sais pas encore, et c'est ça que je veux préserver, tu comprends ? je veux te faire l'amour et les adieux, je veux conserver ton regard troublé de désir et pas de colère, pas de larmes, pas de froide rancoeur. c'est ça que je veux, c'est ça que je suis incapable de dire parce que je ne sais pas faire autrement qu'être un peu brutale.
ni bonjour, ni merde. encore moins d'excuses pour ces trois jours de silence, cette disparition inopinée, au bureau ou ailleurs. rien ne dit que joana sera aussi conciliante qu'elle l'espère. même si c'est c'est riley qui n'en fait qu'à sa tête, vient et disparaît comme ça lui chante, pas de quoi s'inquiéter.
sauf que cette fois, c'est différent.
sauf que cette fois, elle aurait raison de s'inquiéter.

_________________
comme un boomerang
J'ai sur le bout de la langue ton prénom presque effacé, tordu comme un boomerang, mon esprit l'a rejeté de ma mémoire, car la bringue et ton amour m'ont épuisé.
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Joana Griffin
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MessageSujet: Re: mystery of love (jojo)   Ven 4 Mai - 11:54

Son cœur bat mécaniquement dans sa poitrine. C’est un son de cloche trop familier et trop banal, qui a perdu de sa saveur et de sa chaleur depuis que l’objet de tous ses désirs est aux abonnés absents. Riley. C’est comme du sel à même la plaie. Ou c’est peut-être elle, cette putain de blessure. La cause et la conséquence à la fois, parce qu’elle est tout Riley. Divine, somptueuse et omniprésente, dans toutes ses pensées, dans le moindre de ses faits et gestes.  C’est le poison et le remède et toutes les nuances qui teintent l’attente entre les deux. Aucun nouveau message. Elle a la tête qui vrille à l’instar des aiguilles de sa montre qui se moquent d’elle depuis trois jours. Mais elle n’appelle pas, Joana. Elle demeure digne et forte dans l’adversité, insensible à ce chant de sirène qui tente de la faire sombrer tête la première. Elle ne cède pas malgré ses neurones qui fument d’avoir trop pensé à ces foutues lèvres aussi douces qu’une peau de pêche et à ces grands yeux marrons qui restent gravés dans sa tête. Les journées sont trop longues et les nuits bien trop froides dans ce lit désireux de bercer cette fièvre maladive qui les consume depuis des mois. Et pourtant, elle savait très bien où elle mettait les pieds, Jo, quand elle a jeté son dévolu sur cette créature aussi libre que merveilleuse. C’est pas quelqu’un qu’on garde en cage, Riley. C’est peut-être pas quelqu’un qu’on garde, tout court. Et ça la tue d’inquiétudes et de jalousie d’être confrontée à un silence radio depuis trois plombes – ou trois jours, mais c’est la même chose quand le cœur palpite misérablement, les battements qui se font échos d’un manque qui pulse dans ses veines. – Je suis rentrée, qu’elle balance dans le vide au cas-où ses colocataires sont déjà à l’appartement. Elle dépose son sac et ses affaires dans l’entrée, puis elle s’avance, belle d’insouciance, avant de croiser la route du loup en mal de chair. Son corps tout entier se révolte de désir à la sentir dans son dos, le souffle perdu contre la peau de son cou, ses mains baladeuses retrouvant le chemin de cette peau qu’elles ont tant de fois parcourue. Montée d’endorphine qui fait paraitre tout plus beau. Et elle oublie ses inhibitions, sa colère et son impatience, malgré son enthousiasme à la faire entrer dans la salle-de-bains à nouveau. La porte claque. Preuve tangible d’un amour assassin qui la confond dans ses contradictions. – T’es tellement belle, c’est murmuré contre sa peau alors que ses lèvres se perdent dans la naissance de ses seins. Il y a pas de place pour la raison quand Riley fait des siennes, parce que Jo n’est qu’une proie à la merci du prédateur, parce qu’elle l’aime plus qu’il n’en faut. C’est sans doute malsain d’être à ce point sous l’influence de quelqu’un, mais elle s’est vite rendue compte Jo, que dans ce monde, rien n’avait de sens, sauf peut-être les nuits passées aux côtés de Riley, à se dire je t’aime, à se le montrer aussi, de toutes les façons. C’est irrationnel l’urgence de cette flamme qui la ravage de l’intérieur. Et la boite à musique de son cœur n’est soudainement plus si mécanique. – Attends… comme un rappel à l’ordre, pas forcément pour Riley, mais davantage pour elle-même. De quoi se rappeler qu’il ne faut pas qu’elle cède – même si la tentation en est aussi douloureuse qu’enivrante. Elle la plaque contre la porte, lui bloquant les poignets au-dessus de la tête.  Et dans le silence qui s’installe, on peut entendre qu’elle a le palpitant au bout des lèvres. – Putain Riley… Elle soupire et baisse la tête pour apaiser son âme en fête aux ecchymoses de réalité, puis elle plonge à nouveau son regard dans celui de celle qui s’amuse avec ses nerfs. – T’étais où ? Elle serre ses poignets pour la maintenir immobile et docile, perdue entre ce désir vorace qui la ronge et cette colère mêlée à de la frustration qui l’animent depuis trois jours.

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