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 -- every breath you take, theodore.

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Carla Mastroianni
unbowed, unbent, unbroken

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MessageSujet: -- every breath you take, theodore.   Lun 30 Avr - 17:55

wasted times — new york crie, new york est assourdissante. carla mastroianni arrive enfin à s'extirper de ces rues sales, bondées et sans âme. ah, elle est loin de sa chère montagne la gamine, monstre de blancheur qui veillait sur ses jours et ses nuits. loin des oiseaux dont les chants rythmaient les après-midi dans sa campagne italienne, loin des sourires généreux des gens du village. tout ici est affreusement stérile, les mines sont longues, les regards assassins. elle sait qu'elle s'y habituera carla, tout n'est qu'une question de temps. silencieusement, la belle remercie son fiancé d'être l'heureux propriétaire d'un loft donnant sur central park. ainsi, elle peut jouir de la chance de rejoindre son lieu de travail en marchant. c'est important pour l'athlète qu'elle est. si il y a encore deux mois elle avait besoin de son fauteuil pour se déplacer, désormais ce sont les béquilles qui l'accompagnent. se faisant dépasser sur le trottoir par des citadins agacés, carla parvient tout de même au devant du building steinem. la petite italienne qu'elle est se fait toujours avoir, happée par la toute magnificence des lieux. les fenêtres semblent monter jusqu'au ciel dans des superpositions d'acier et de verre, le bâtiment comme étendard sacré de la modernité. cela n'a rien à envier à l'architecture romantique de son beau pays mais, carla, elle n'en a pas moins le souffle coupé. reprenant sa délicate progression mêlant béquilles et talons, la jeune femme pénètre dans l'immeuble, passe les contrôles obligatoires avec sa toute nouvelle carte d'employée dont les lettres cosmopolite s'y affichaient ostensiblement. devant elle, les ascenseurs se fermaient les uns après les autres malgré l'heure avancée de l'après-midi, et la belle jeta son dévolu sur le dernier d'une longue rangée. les portes entamant leur fermeture, carla, animée d'un réflexe bienvenu, glissa sa béquille entre elles et ainsi, elles purent s'ouvrir devant elle. rentrant en sautillant dans l'ascenseur rempli, la tête basse en regardant où elle mettait les pieds, la gamine afficha un sourire presque trop désolé en direction de ses voisins les plus proches quand le groupe commença enfin son ascension vers les étages supérieurs. si elle avait pris le temps de regarder plus loin que le bout de son nez, carla, elle aurait pu voir le grand brun dans le fond de l'habitacle. si les autres avaient le droit à des excuses silencieuses, lui, il méritait bien plus. theodore.

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Theodore Lyons
can't afford to fail

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MessageSujet: Re: -- every breath you take, theodore.   Mer 2 Mai - 19:47

on t’avait convoqué aux bureaux de steinhem. rencontre à laquelle tu étais bien prêt à assister, car ton agent semblait croire qu’ils envisageaient réellement de t’offrir un nouveau contrat. cela ne serait probablement pas très surprenant, d’autant plus que le dernier que tu avais signé avec eux s’était résulté par un véritable succès. tu étais donc tout à fait disposé à prendre de ton temps aujourd’hui, surtout que tu n’avais rien d’autre de prévu. réveil pourtant difficile ce matin-là. ta tête qui tourne vers le côté avant que tu réalises que tu n’étais pas seul. belle jeune fille qui semblait profondément endormie. et si bien que tu aurais certainement dû la réveiller, lui demander de quitter alors que toi aussi, tu partais, tu n’en fis pourtant rien. te disant qu’au pire, tu retrouverais ton appartement complètement saccagé ou pillé en réponse à cet affront que tu aurais pu faire en l’abandonnant lâchement comme tu le ferais. parce que tu étais passé sous la douche, tu avais enfilé quelques vêtements assortis et tu avais quitté ton appartement, sans un mot à son intention. tu n’avais pas pris temps de prendre de petit déjeuner non plus. tu te disais que tu pourrais probablement t’arrêter lors du chemin du retour.
et puis tu quittes ton taxi, et tu prends la direction des bureaux de cosmopolite d’un pas déterminé. court arrêt à la réception, pour signaler que tu étais attendu à la salle de conférence. rendez-vous confirmé, on te signale que tu es attendu tout au sommet de la tour cosmopolite. bref signe de tête en direction de la réceptionniste pour la remercier, tu te diriges donc vers les ascenseurs qui te permettront de te rendre à ce fameux rendez-vous. tu ne réfléchis donc pas, tu te tasses bien au fond de l’ascenseur et prend une grande inspiration. pas parce que tu es stressé pour ce rendez-vous, bien au contraire. mais plutôt parce que tu n’as jamais été tout à fait à l’aise dans un ascenseur. celui-ci qui se met donc en marche, qui prend en altitude. et peu de temps après, les portes qui s’ouvrent de nouveau, cette fois pour laisser sortir quelques personnes. et à cet instant, une tête blonde qui attire ton attention. et tu ne manques pas de la reconnaitre. carla. tu as beau ne la voir que de dos, tu sais parfaitement qu’il s’agit d’elle. ta gorge qui en vient à se nouer. parce que oui, la revoir ne venait qu’ouvrir une plaie que tu croyais guérie depuis déjà des années, mais qui était encore fragile. puis, d’autres qui quittent. jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’elle et toi. situation dans laquelle tu n’es absolument pas à l’aise. alors tu appuies sur le bouton d’un étage avant celui que tu devais atteindre. pour mettre fin à cet instant. et pourtant, l’instant d’après, l’ascenseur s’arrête brusquement. la lumière qui s’éteint, laissant place au dispositif de sécurité quelques secondes après. et merde. tu appuis quelques fois sur les boutons devant toi, mais rien y fait, vous êtes coincés là. regard fixé devant toi, tu refuses de la regarder, de lui faire face. tu n’oses pas plus dire quoi que ce soit. et tu aurais voulu disparaitre, tout simplement. il ne te restait donc plus qu’à espérer que cette panne ne soit que de courte durée.

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≈ three years, loved you every single day, made me weak, it was real for me, yup, real for me. now i'll fake it every single day 'til i don't need fantasy, 'til i feel you leave.
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