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 here we are again (jeremy)

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Jules Fawkes
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MessageSujet: here we are again (jeremy)   Dim 29 Avr - 20:06




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{so we're back}
crédit/ tumblr ✰ w/jeremy

La journée avait été éreintante pour Jules. Comme un lundi disait-on de manière politiquement correcte quand on voulait éviter de dire réellement tout ce qu'on pensait de cette journée de merde qu'on avait passé. Après une matinée à avoir essayé d'appeler en vain le service de presse d'Anna Todd pour avoir des informations en avant première sur l'adaptation cinématographique de son livre, la blonde avait ensuite dû passer l'après-midi à terminer l'article que lui avait demandé sa supérieur pour le mardi matin. Le sujet : ces romans d'amour qui nous donnent envie d'être en couple. Elle n'était pas inspirée. Elle n'avait aucune envie d'écrire sur ces romans qui, selon elle, donnaient une fausse idée aux jeunes filles et femmes de ce qu'était vraiment l'amour. Mais sa répulsion pour tout ce qui semblait mièvre ne devait pas l'empêcher de devenir une bonne journaliste, ou plutôt LA meilleure journaliste de la rubrique. Elle avait déjà réussi à faire ses preuves une fois et elle espérait bien voir à nouveau ses initiales dans le magazine cette année. Alors elle avait travaillé sans relâche et au vu de l'heure à laquelle elle terminait, nul doute que le travail qu'elle rendrait demain serait correcte. Même si elle n'en était pas à 100% satisfaite... Elle rassembla ses affaires rapidement, enfila la veste qu'elle avait laissé sur sa chaise et se dépêcha de s'engouffrer dans l'ascenseur. Cinquième étage. Arrêt. Oh non ! Elle n'avait aucune envie de passer ne serait-ce qu'une minute de plus ici. C'était soirée Netflix avec ses potes et elle y tenait. Une semaine qu'ils se retenaient tous de regarder la suite ! Les portes s'ouvrirent et il monta à son tour. Ce n'était pas possible. Sur une échelle de 1 à 10, à combien était la probabilité que Jeremy Johnson finisse également à 22h ? Et toujours sur cette même échelle, à combien était la probabilité qu'ils se retrouvent à nouveau dans cet ascenseur pour la deuxième fois. Les éditions Steinem's n'en manquaient pas ! Pourquoi toujours le sien ? Et puis pourquoi son coeur s'était accéléré malgré elle quand elle avait été obligé de croiser son regard ? « Bonsoir. » dit-elle poliment. Heureusement que la musique d'ascenseur allait combler ce nouveau moment gênant entre eux. Quelle journée de merde !

@Jeremy johnson

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Jeremy Johnson
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MessageSujet: Re: here we are again (jeremy)   Dim 29 Avr - 20:52


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crédit/ tumblr ✰ w/jules

Encore une journée passée à n'être que l'assistant du photographe. Quelqu'un qui me prenait de haut en plus, qui se croyait meilleur que moi. Le pire ? C'était que je pouvais rien dire au risque de me faire virer. Du coup, j'étais juste supposé le regarder faire en jouant sur mon portable dans mon coin. Parce que, ouais, il me laissait rien faire cet abruti. Même pas les réglages de lumière. Honnêtement, je comprenais pas pourquoi on me laissait pas faire plus de shoot, tout ceux que j'avais donné était réussi non ? Personne ne s'était jamais plaint de mon boulot. Enfin, si, en disant que je prenais trop de temps. Mais au moins je rendais un truc bien, pas comme les torchons qu'avait fait l'autre idiot. Soupirant, je prenais mon portable et faisais glisser mon doigt sur mes contacts. J'avais besoin de me distraire, de sortir avec un pote ce soir, de boire un verre, de danser avec une fille. N'importe quoi qui me fasse oublier cette journée. Mais, avant que je puisse sélectionner un nom, l'ascenseur s'arrêta à mon étage, le cinquième. Parfait. Sauf que... non. Juste non. Elle pouvait pas être là. Il était vingt-deux heures, c'était quoi son excuse ? Moi j'avais les photos à retoucher parce que l'autre idiot avait eu la flemme de le faire. Mais elle, son boulot était fini depuis longtemps non ? Je répondais même pas et rentrais à l'intérieur en rangeant mon portable dans ma poche arrière. Elle méritait pas mon attention. J'avais été là pour elle et, tout ce qu'elle avait trouvé pour me remercier, c'était de couper les ponts, de s'éloigner de moi. J'avais jamais eu d'explications. Une partie de moi me hurlait de lui en exiger maintenant tandis que l'autre me conseillait de ne pas rouvrir d'anciennes cicatrices. Et mon cœur hurlait à l'aide à chaque fois que son visage entrait dans mon champ de vision. L'ascenseur s'arrêtait à nouveau. Deuxième étage. J'hésitais vraiment à sortir et, l'homme qui était là ne rentra pas, sentant la tension qui émanait de nous. Putain. Encore seuls tous les deux. Finalement on arrivait au rez de chaussée, je commençais à partir de mon côté et... je pouvais pas. Fallait que je lui parle. Alors je la retenais par le bras. « Pourquoi t'es jamais revenue ? » Ouais, explique moi au moins ça.  


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Ne laisse pas ta flamme s'éteindre, étincelle après précieuse étincelle, dans les eaux putrides du presque, du pas encore ou du pas du tout. Ne laisse pas périr ce héros qui habite ton âme dans les regrets frustrés d'une vie que tu aurais mérité, mais que tu n'as jamais pu atteindre. — Ayn Rand.
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Jules Fawkes
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MessageSujet: Re: here we are again (jeremy)   Dim 29 Avr - 21:22




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Il fallait qu'il monte dans cet ascenseur pour compléter le tableau de cette horrible journée. Mais ce qui était encore plus fort c'est qu'il ne s'agissait pas seulement de Jeremy. Il s'agissait de Jeremy avec une humeur de chien. Même après toutes ces années elle savait encore le déchiffrer un peu. Les sourcils froncés, son impolitesse... C'était sa signature des mauvais jours. Elle leva les yeux au ciel discrètement. Qu'est-ce qu'un assistant comme lui foutait à vingt deux heures encore au bureau ? N'était-il pas censé être dans un bar avec une nouvelle fille ? L'amertume de la blonde dictait ses pensées... Deuxième étage. Cette fois c'était sûr, ils étaient maudits. Jules lâcha un soupir de soulagement en voyant l'homme en face d'eux. Il rentrait, deux étages et c'était terminé. Mais l'homme leur fit un signe qui semblait dire "laissez je vais prendre le suivant." Qui n'était pas foutu de descendre deux étages à pied ? Les portes finirent s'ouvrir une dernière fois et Le brun sorti sans même un regard ou une formule de politesse. Il était détestable. Elle se demandait même comment son coeur avait pu à nouveau s'emballer comme cela en le voyant. A son tour elle sorti de l'ascenseur et se dirigea sur Park Avenue lorsqu'elle sentit quelqu'un agrippé son bras. Affolée elle se retourna, prête à appliquer ce que ses cours d'auto-défense lui avait appris, mais c'est devant son ancien ami qu'elle se retrouva. Et ce qu'il avait à lui dire n'allait probablement pas être agréable.« Pas revenue ? J'ai jamais quitté New-York ? » fit-elle semblant de ne pas comprendre. Qu'est-ce qu'elle pouvait bien lui répondre ? Elle n'avait aucune explication à cet éloignement. Ou plutôt si, elle en avait une mais ce n'était pas le genre de chose qu'on balançait, cinq ans plus tard, en pleine rue alors que les sirènes d'un camion de pompier retentissaient....

@Jeremy johnson

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Jeremy Johnson
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MessageSujet: Re: here we are again (jeremy)   Lun 30 Avr - 22:26


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Je la stoppais et le temps semblait s'être lui aussi arrêté autour de nous. Je ne voyais plus qu'elle. Elle et ses yeux bleus. Elle et son air d'incompréhension le plus total. Sauf que moi je savais que tu jouais la comédie. Je te connaissais trop bien, Jules, pour pas voir quand tu me mentais. Tu savais de quoi je parlais mais, apparemment, tu voulais pas aborder le sujet. Mais un jour ou l'autre il faudrait qu'on en reparle, qu'on joue cartes sur tables. Et, je savais pas pourquoi, mais j'avais besoin que ce soit aujourd'hui. Que tu me démontres par A+B que j'étais un être minable qui méritait que tu le laisses tomber. « Joue pas l'idiote avec moi ». Parce que je sais que t'as une cervelle et que tu t'en sers fréquemment. J'avais appris à aimer chaque facette de ta personnalité, chaque sourire que tu me faisais. J'avais appris à jalouser chaque homme avec qui tu passais du temps et à le cacher pour ne pas ruiner notre amitié. Tant d'efforts que t'avais balayé en quelques secondes. Et pourtant t'agissais comme si c'était de ma faute. Mais c'est pas moi qui suis censé culpabiliser. « Pourquoi ? » que je répétais en m'humectant les lèvres. « Ecoute, si tu veux pas répondre c'est ton problème, je peux te lâcher le bras et continuer ma route, faire comme si on avait jamais été amis et dans ce cas là tu me reverras jamais je te le promets ». Comme pour illustrer mes propos, ma main laissait aller la sienne et je serrais la mâchoire. Elle me semblait si difficile à regarder maintenant. Peut-être parce que je me disais que ce serait la dernière fois que je la verrais. « Je peux te laisser toute seule là tout de suite, t'as juste quelques mots à prononcer et cette fois je serais celui qui partira, qui te laissera ». Qu'on inverse un peu les rôles. On verra ce que tu ressentiras quand je tournerais les talons et que t'auras cette pensée en tête, cette voix qui ne te quittera pas et qui te dira sans cesse pourquoi?


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MessageSujet: Re: here we are again (jeremy)   Mar 1 Mai - 9:36




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Jouer l’idiote ne fonctionnait pas. D’ailleurs ça n’aurait jamais pu fonctionner. C’était une vraie preuve de désespoir que d’avoir essayé. Jérémy connaissait la blonde, il l’avait pratiqué pendant des années, il avait passé des soirées chez les Fawkes et jamais il n’aurait cru à cette attitude. Mais il fallait qu’elle le tente. Parce que se retrouver face à lui et surtout face à ses décisions d’il y a cinq ans la faisait flipper. Il ne lâchait pas sa main, lui sommant d’arrêter ce petit jeu tandis qu’elle se concentrait pour ne pas ressentir tout ce que son corps essayait de lui faire passer comme message. Comme par exemple sa main qui touchait la sienne. Ce premier contact physique depuis des années. Le seul contact que vous aviez d’ailleurs jamais eu au bal de promo. Ce moment où elle avait pensé qu’il allait enfin faire le premier pas et où elle s’était trompée une nouvelle fois lamentablement. La voix du jeune homme retentit à nouveau, lui proposant de sortir de sa vie définitivement également. C’était aussi idiot au vu de leurs jobs respectifs, ça conduirait à des situations désagréables comme celle de l’ascenseur et à des rumeurs tout aussi désagréables dans le bâtiment. Alors peut-être mieux valait-il assainir le terrain ? Jules n’avait pas envie de redevenir son amie. Elle ne savait pas si elle en serait un jour capable. Elle se trouvait complètement pathétique lorsqu’elle ressentait une pointe de jalousie en le voyant rire avec une autre. Elle n’avait pas envie de revivre tout ça une nouvelle fois. Alors sa proposition était tentante. Mais son coeur n’était pas de cet avis. Et lorsqu’il lâcha sa main, elle finit par souffler : « Tu me poses cette question comme si j’étais responsable de notre éloignement. » Il n’avait pas non plus essayer pendant des mois de revenir. Elle haussa les épaules avant de poursuivre. « Je n’ai pas de réponses Jérémy… » Mais elle pouvait essayer d’expliquer son raisonnement. Ou plutôt de lui répéter certaines choses qu’elle lui avait déjà dites il y a cinq ans. « Tu as commencé à sortir avec cette fille qui était dans notre lycée, Pénélope. C’était normal que tu passes du temps avec elle. Je t’ai juste laissé de la place pour ça. L’université est ensuite arrivée, tu sais très bien à quel point tout va vite dans le secondaire et on a tout simplement plus eu d’occasions de parler. » Peut-être qu’au final c’était aussi simple que ça ? « Pour ton information, ça s’appelle la vie. »

@Jeremy johnson

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